The Blues Brothers est le nom d'un groupe de blues composé des comédiens, Dan Aykroyd et John Belushi.
Belushi (alias le chanteur Jake Blues) et Aykroyd (alias le joueur d'harmonica Elwood Blues), tous les deux membres de l'équipe originale de l'émission de télévision Saturday Night Live de la chaîne NBC, créèrent The Blues Brothers et leurs identités alternatives au début de 1976 pour chauffer le public de SNL.
Les Blues Brothers firent leur première apparition live dans SNL, avec Belushi et Aykroyd portant leurs costumes d'abeilles, qu'ils portaient normalement pour le sketch « Killer Bees », jouant « I'm a King Bee » de Slim Harpo. Dans les semaines suivant cette apparition, The Blues Brothers devinrent un ajout populaire au show et commencèrent à apparaître de façon semi-regulière. L'aspect humoristique repose en partie sur l'image de deux hommes habillés de costumes noirs ayant l'air de tueurs à gages mafieux, qui soudain explosent en chansons et danses énergiques.
Jake et Elwood étaient appuyés par des gens de qualité, comme le guitariste Steve Cropper, le bassiste Donald « Duck » Dunn et Matt « Guitar » Murphy.
Les Blues Brothers enregistrèrent leur premier album, Briefcase Full of Blues, en 1978 lors de la première partie du comédien Steve Martin à Los Angeles. L'album devint disque de platine, incluant les titres « Soul Man » et « Rubber Biscuit » qui figurèrent tous les deux dans le Top 40.
En 1980, le film The Blues Brothers, réalisé par John Landis, sortit sur les écrans de cinéma, avec les apparitions d'Aretha Franklin, James Brown, Cab Calloway, Ray Charles, John Lee Hooker, Carrie Fisher, Frank Oz, Steven Spielberg, John Candy et Paul Reubens. Le film se déroule à Chicago.
(Les Blues Brothers partirent également en tournée cette même année pour promouvoir le film. Jake et Elwood sortirent leur second album, Made in America, contenant les deux titres « Gimme Some Lovin' » et « Who's Making Love » qui figurèrent dans le Top 40.)
Synopsis
Le film s'articule autour des deux personnages qui lui donnent son titre, les frères Blues, gangsters flegmatiques et sympathiques, reconnaissables à leurs Ray Ban, leurs montres et à leurs costumes noirs. Ils se retrouvent lorsque « Joliet » Jake (incarcéré pour vol a main armée) est libéré de la « Prison Joliet » sous la responsabilité de son frère Elwood. Ils apprennent que l'orphelinat où ils ont été élevés va être rasé, à moins de payer les arriérés de taxes foncières dans les plus brefs délais. Il ont 11 jours pour rammener l'argent à la mère supérieure, "la pingouine". Les aventures commencent, et dès le début leur conduite insouciante (dans une vieille voiture de police Dodge Monaco 1974, affectueusement connue en tant que Bluesmobile), attire l'attention de la police.
Les Blues Brothers passent donc le reste du film à chercher les membres de leur groupe désormais dissous, pour les convaincre de les rejoindre à nouveau. Ils souhaitent remonter sur scène afin de récolter honnêtement la somme de 5 000 $ nécessaire à la survie de l'orphelinat. Leurs trajet est ponctué de péripéties, où prennent place des numéros musicaux à la fois spontanés et organisés, hommages au Rhythm and blues noir américain. Comédie musicale, le film truffé de scènes d'action, implique de talentueuses légendes qui reprennent des standards de la musique populaire américaine. Le duo se fait de nombreux ennemis, notamment un groupe néo-nazi, la police de Chicago puis celle de tout l'état de l'Illinois, une équipe de chanteurs country et l'ancienne fiancée de Jake, qui tente de les assassiner de nombreuses manières... Il en résulte plusieurs courses poursuites en voiture et une énorme quantité d'accidents (plus de soixante véhicules de police sont détruits et treize Bluesmobiles sont nécessaires pour les scènes de carambolage, ce qui est à ce jour le record du plus grand nombre de véhicules détruits dans un film, parodiant la course poursuite du film French Connection). |